Le métier de chauffeur de taxi conventionné est accessible à toute personne remplissant les conditions nécessaires. Dans l’exercice de cette profession, il faut savoir bien gérer si l’on veut faire un maximum de rentabilité.

Comment être taxi indépendant ?

Pour devenir chauffeur de taxi conventionné, l’obtention au préalable d’un certificat de capacité professionnelle est indispensable. Il s’acquiert moyennant un examen avec lequel on évalue les aptitudes du candidat à gérer tous les aspects du métier. Pour pouvoir se présenter à cet examen, le candidat doit remplir les conditions suivantes :

  • Être détenteur d’un permis B d’au moins deux ans d’ancienneté ;
  • Avoir une attestation aux premiers secours ;
  •  Avoir un casier judiciaire vierge ;
  •  Avoir un diplôme équivalent au BEP ou au CAP ;
  • Passer obligatoirement une visite médicale.

Il y a deux épreuves au programme de l’examen. Une épreuve théorique consiste à évaluer le candidat sur ses connaissances de la sécurité routière, du Code de la route, et de la langue française. Ensuite, lors d’une épreuve pratique, il est évalué sur sa conduite et sur ses connaissances en géographie et topographie.

Si le candidat réussit à cet examen, il reçoit une carte professionnelle qu’il retire auprès de sa préfecture. Il obtient également une autorisation d’exercer sa profession dans une commune.

Pour pouvoir travailler en tant que chauffeur de taxi indépendant, l’obtention d’une licence de stationnement auprès de la préfecture est indispensable. L’attente peut être très longue puisque la délivrance d’une telle licence se fait au compte-goutte. Une solution plus rapide choisie par certains chauffeurs consiste à en acheter. 

Cependant, elle peut coûter très cher, car sa valeur peut dépasser les 100 000 euros. C’est ainsi que de nombreux conducteurs de taxi conventionnés louent une voiture à une entreprise possédant la licence jusqu’à ce qu’ils en obtiennent à leur nom. Même en exerçant son métier de cette manière, le chauffeur est considéré comme un travailleur indépendant.

La gestion au quotidien

Chaque voiture de taxi est équipée d’un compteur horokilométrique ou taximètre. Cet appareil permet de déterminer le prix d’une course selon la durée de celle-ci et la distance parcourue. Les coûts ne sont pas libres. Ils sont établis par arrêté préfectoral. Celui-ci tient compte de la prise en charge des clients, de leur bagage ainsi que du prix de la course. Le coût est également établi en fonction de la zone géographique et de la plage horaire.

Il est à noter qu’un chauffeur de taxi peut compléter ses recettes moyennant les transports de marchandises ou de colis. Il doit cependant avoir un véhicule adapté. En effet, un taxi conventionné doit respecter des normes pour les personnes qu’il transporte.

Tous les jours, le conducteur doit suivre ses recettes. Il doit bien gérer ses courses afin que les trajets à vide ne dépassent pas les 40 % de la distance parcourue quotidiennement. Sinon, son activité n’est souvent pas rentable.

 Comme la plupart des professions, celui du chauffeur de taxi conventionné requiert une bonne capacité de gestion. Pour percer dans ce métier, il est essentiel de mettre en place une stratégie permettant d’avoir rapidement des clients afin de réduire au maximum les trajets à vide.